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jeudi 25 juin 2009

L'opposition à Tandja se renforce


L'annonce en fin de semaine dernière d'élections législatives anticipées le 20 août prochain, ne semble pas avoir rassuré tous ceux qui sont contre le référendum constitutionnel, pourtant retoqué par la cour qui joue le rôle de gardien de la Constitution. La CDS (la Convention démocratique et sociale) de Mahamane Ousmane a tenu, mardi 23 juin, une réunion à Niamey avec une demi-douzaine de partis, dont l'UDR, l'Union pour la Démocratie et la République et le PDP, le Parti démocratique des peuples. Objectif : obliger le président Mamadou Tandja à passer le témoin à la fin de son second mandat.

Jusque-là opposée timidement au projet de référendum constitutionnel voulu par le président Mamadou Tandja, la Convention démocratique et sociale (CDS) vient de se décider à exprimer publiquement son désaccord, tout en gardant une position ambiguë quant à son partenariat avec la majorité du Mouvement national pour la société de développement (MNSD).

Selon un de ses responsables, la Convention démocratique et sociale n’a pas de griefs contre le parti du chef de l’Etat nigérien. Elle ne renie rien de la politique menée pendant 10 ans, mais elle veut s’opposer catégoriquement à tout « tripatouillage » de la Constitution, n’ayant d’autre objectif que de permettre à Mamadou Tandja de rester au pouvoir au-delà du mois de décembre prochain, le terme de son deuxième et dernier mandat.

Pour montrer sa détermination à l’amener à respecter la loi fondamentale et les décisions de la Cour constitutionnelle, la CDS devait officialiser jeudi 24 juin, la création, avec plus ou moins cinq partis, d'une nouvelle coalition, le MDD, le Mouvement pour le défense de le démocratie. Comme le Front de défense de la démocratie (FDD), la première coalition qui s’est constituée, le MDD veut contraindre Mamadou Tandja à respecter l'arrêt de la Cour constitutionnelle qui a annulé le décret sur l'organisation du référendum.

par RFI

Article publié le 25/06/2009

mercredi 10 juin 2009

Logique floue, acte 1 par CHAIBOU Aboubacar

En analysant les arguments des pro et anti-tazartché , je me suis vite rendu compte que pour la plupart des cas il manque un repère, un référentiel argumentatif. A chaque fois que j’ai cru comprendre un passage ou un mot voilà que le prochain passage ou mot me contrarie. A chaque fois que j’ai cru sortir la tête de l’eau voila qu’une vague négative encore plus dévastatrice m’amene au fonds des profondeurs obscures. Peut être parce que je suis partisan de la logique floue, du raisonnement à contre sens et de la pensée vague. Pour revenir à mes préoccupations tazartchistes (disons de changement de constitution) je poserai la problématique non pas en termes absolus mais relativement à un cadre donné, en évitant des arguments juridiques car n’étant pas du domaine et surtout parce que mon aversion récente pour la lecture a eu raison de ma curiosité. Ainsi j’ai soumis à ma conscience de savoir :

- Si Tandja avait proposé l’idée de changer la constitution juste avant les dernières élections de 2004 (je ne sais plus si c’est la vraie date) quelle serait la position des différents antagonistes ? Je pense que le problème aurait été moindre surtout si l’opposition est rassurée par rapport au respect du principe de l’alternance politique.

- Si cette demande de révision intervenait mais notifiait que Tandja ne se présenterait pas : ce sera une occasion inouïe pour nos juristes et législateurs de montrer leur sens inégalé à proposer une constitution digne de ce nom et une véritable aubaine pour l’opposition qui se verra exercer dans un cadre plus confortable. On verra dans ce cas en Tandja la perle politique rare en Afrique. Personne ne parlera de l’immuabilité de la constitution ni de son serment coranique. Mais les choses se sont passées autrement, attirant ainsi le courroux et la révolte des uns et des autres qui à tort ou à raison entrevoient dans la lecture présente de la constitution par le Président une atteinte à son serment et à la démocratie. A mon sens tous ces discours politico partisans tiennent au cadre de la révision constitutionnelle.